Nouvelle étape pour la connexion mobile, le Wi-Fi 7 équipe déjà plusieurs smartphones haut de gamme. Samsung, Google, Apple, Xiaomi, OnePlus, OPPO, ASUS, Motorola et realme proposent désormais des modèles compatibles. Cette technologie correspond à la norme IEEE 802.11be et succède au Wi-Fi 6E. Elle apporte notamment des canaux atteignant 320 MHz et la modulation 4K-QAM. Le Multi-Link Operation améliore aussi les échanges grâce à plusieurs liaisons simultanées. Ainsi, un smartphone compatible peut profiter d’un débit supérieur et d’une latence réduite dans certaines conditions. Toutefois, le téléphone ne constitue qu’une partie de l’installation nécessaire. Un routeur adapté reste indispensable pour exploiter pleinement ces nouveautés. De plus, les fréquences disponibles varient selon les pays et les réglementations. Les utilisateurs Android disposent déjà d’un large choix, tandis que les iPhone récents rejoignent cette évolution. Vérifier chaque fiche technique reste donc essentiel avant tout achat.
Quels smartphones sont aujourd’hui compatibles avec le Wi-Fi 7 ?
Le Wi-Fi 7 équipe désormais plusieurs smartphones premium proposés par les principaux constructeurs. Son adoption concerne Android et les générations récentes d’iPhone. Toutefois, les capacités disponibles diffèrent selon le modèle, la puce réseau et la région commerciale.
Samsung et Google renforcent leur offre de smartphones compatibles
Samsung compte parmi les constructeurs ayant rapidement adopté le Wi-Fi 7 sur ses modèles premium. Le Galaxy S24 Ultra prend déjà en charge cette technologie. Cette compatibilité permet au téléphone d’utiliser les capacités d’un réseau 802.11be adapté. Cependant, les fonctions disponibles dépendent aussi du routeur et des fréquences autorisées localement.
La génération Galaxy S25 généralise davantage cette évolution dans le haut de gamme. Les Galaxy S25, S25+, S25 Ultra et S25 Edge figurent parmi les références compatibles. Ces appareils peuvent donc communiquer avec un routeur récent selon les caractéristiques prises en charge par chaque équipement. Par ailleurs, Samsung conserve la rétrocompatibilité avec les anciennes générations Wi-Fi. Un propriétaire peut ainsi utiliser son téléphone avec une box Wi-Fi 6 ou Wi-Fi 5.
Google propose également plusieurs références intéressantes sous Android. Les Pixel 10 Pro et Pixel 10 Pro XL prennent en charge IEEE 802.11be. Leur connectivité couvre les bandes 2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz selon les pays. Google associe aussi cette technologie à une configuration MIMO 2×2. Le téléphone peut ainsi gérer plusieurs flux spatiaux pour optimiser les échanges avec le point d’accès.
Cette configuration transforme les Pixel concernés en véritables smartphones compatibles avec les infrastructures récentes. Néanmoins, le 6 GHz reste soumis aux réglementations nationales. L’utilisateur doit donc vérifier les spécifications du modèle vendu dans son pays. Une version importée peut présenter certaines différences concernant les fréquences utilisables.
Le Wi-Fi 7 ne représente d’ailleurs qu’une partie de leur connectivité. Les Pixel 10 Pro et 10 Pro XL prennent également en charge Bluetooth 6. Ainsi, Google associe plusieurs technologies sans fil récentes au sein de ses modèles premium.
Xiaomi, OnePlus et OPPO misent fortement sur le Wi-Fi nouvelle génération
Xiaomi adopte également le Wi-Fi 7 sur plusieurs appareils premium. Le Xiaomi 15 constitue un exemple particulièrement intéressant. Il prend en charge IEEE 802.11be et affiche des performances théoriques élevées. Xiaomi annonce jusqu’à 5 764 Mbit/s dans certaines conditions de laboratoire. Cette valeur représente cependant un maximum technique et non un débit garanti.
Dans une habitation, plusieurs facteurs réduisent généralement cette vitesse. Les murs affaiblissent le signal, tandis que les réseaux voisins peuvent provoquer des interférences. De même, un routeur ancien limitera immédiatement les performances. L’abonnement Internet intervient aussi lorsque les données proviennent d’un serveur distant.
OnePlus adopte une approche comparable avec le OnePlus 13. Ce smartphone compatible exploite le Wi-Fi 7 et prend en charge plusieurs générations précédentes. Sur la bande 5 GHz, il peut utiliser des canaux atteignant 160 MHz. En revanche, la bande 6 GHz autorise des canaux jusqu’à 320 MHz dans les configurations compatibles.
Cette largeur de 320 MHz constitue une évolution importante du 802.11be. Elle double la largeur maximale de 160 MHz proposée par le Wi-Fi 6E. Par conséquent, davantage de données peuvent circuler simultanément lorsque les conditions radio restent favorables. Une telle capacité intéresse particulièrement les utilisateurs possédant une connexion multigigabit.
OPPO complète cette sélection avec le Find X8 Pro. Ce modèle utilise le processeur MediaTek Dimensity 9400 et prend en charge le Wi-Fi 7. Sa connectivité comprend notamment le MIMO 2×2 et le MU-MIMO. Le fonctionnement simultané sur plusieurs bandes améliore également les possibilités du téléphone.
La plateforme Dimensity 9400 affiche des capacités encore supérieures sur le papier. MediaTek annonce jusqu’à 7,3 Gbit/s pour sa solution Wi-Fi intégrée. Elle peut exploiter 2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz. Toutefois, le smartphone final doit intégrer correctement ces fonctions pour les rendre réellement accessibles.
Apple, ASUS, Motorola et realme élargissent encore la sélection
Le Wi-Fi 7 ne concerne plus uniquement quelques modèles Android spécialisés. Apple l’intègre également à ses générations récentes d’iPhone. L’iPhone 17 prend en charge IEEE 802.11be avec une configuration MIMO 2×2. Apple associe cette connectivité à sa puce réseau sans fil N1.
Cette puce participe également à la gestion d’autres communications sans fil. L’iPhone 17 prend notamment en charge Bluetooth 6 et Thread. Pour autant, la mention Wi-Fi 7 ne signifie pas que toutes les capacités théoriques seront constamment exploitées. La configuration du routeur reste déterminante.
ASUS cible notamment les joueurs avec le ROG Phone 9. Ce modèle prend en charge IEEE 802.11be ainsi que plusieurs bandes Wi-Fi. Les fréquences 2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz peuvent être disponibles selon la région. Ce dernier point mérite une attention particulière lors d’un achat à l’étranger.
Motorola propose une autre alternative avec le Razr 60 Ultra. Ce téléphone pliable fonctionne sous Android 15 et utilise le Snapdragon 8 Elite. Sa connectivité couvre les normes 802.11 a/b/g/n/ac/ax/be. Le modèle peut donc utiliser le Wi-Fi 7, ainsi que les générations antérieures.
Le realme GT 7 Pro figure aussi parmi les références 802.11be. Il fonctionne avec realme UI 6.0 basé sur Android 15. Ainsi, le choix dépasse désormais largement les marques historiques du marché premium.
| Smartphone | Norme | Caractéristiques notables |
|---|---|---|
| Samsung Galaxy S24 Ultra | Wi-Fi 7 | Modèle Galaxy premium |
| Google Pixel 10 Pro | 802.11be | 2,4/5/6 GHz, MIMO 2×2 |
| Xiaomi 15 | 802.11be | Jusqu’à 5 764 Mbit/s théoriques |
| OnePlus 13 | Wi-Fi 7 | Jusqu’à 320 MHz en 6 GHz |
| OPPO Find X8 Pro | 802.11be | MIMO 2×2, Dimensity 9400 |
| ASUS ROG Phone 9 | 802.11be | 2,4/5/6 GHz selon région |
| Motorola Razr 60 Ultra | 802.11be | Snapdragon 8 Elite, Android 15 |
| realme GT 7 Pro | 802.11be | Android 15 |
| Apple iPhone 17 | 802.11be | MIMO 2×2, puce N1 |
Comment vérifier et profiter réellement du Wi-Fi 7 ?
Le Wi-Fi 7 nécessite une chaîne matérielle cohérente pour offrir ses meilleures performances. Un téléphone compatible constitue seulement le premier élément. Le routeur, les fréquences autorisées, l’environnement radio et la connexion Internet influencent également l’expérience quotidienne.
Vérifier la norme, les bandes et les capacités du smartphone
La première vérification concerne la norme indiquée dans la fiche technique. Un véritable smartphone compatible doit mentionner Wi-Fi 7, IEEE 802.11be ou simplement 802.11be. Cette information apparaît généralement dans la rubrique consacrée aux communications sans fil.
Les appellations précédentes peuvent créer une certaine confusion. Le Wi-Fi 5 correspond à IEEE 802.11ac. Ensuite, le Wi-Fi 6 repose sur IEEE 802.11ax. Le Wi-Fi 6E utilise toujours 802.11ax, tout en ajoutant l’accès au 6 GHz. Enfin, IEEE 802.11be identifie la septième génération.
La présence du 6 GHz ne prouve donc pas automatiquement une compatibilité Wi-Fi 7. Certains smartphones Wi-Fi 6E utilisent déjà cette fréquence. À l’inverse, les possibilités du 802.11be varient selon les bandes disponibles dans chaque pays.
Il faut ensuite examiner la largeur maximale des canaux. La nouvelle norme peut atteindre 320 MHz, tandis que les générations précédentes se limitaient généralement à 160 MHz. Cependant, cette largeur maximale ne sera pas utilisée dans chaque situation. Le téléphone et le routeur doivent tous deux la prendre en charge.
Le MIMO mérite également une vérification. Plusieurs modèles actuels utilisent une configuration 2×2, avec deux flux spatiaux. Par ailleurs, certaines plateformes disposent de capacités techniques supérieures à celles effectivement intégrées au téléphone.
Sous Android, le menu consacré au réseau peut afficher des informations utiles concernant la liaison active. Pourtant, chaque constructeur organise son interface différemment. La fiche technique officielle reste donc la référence pour identifier les capacités matérielles précises.
Associer le téléphone à un routeur réellement compatible
Posséder un téléphone Wi-Fi 7 ne suffit pas pour transformer une ancienne installation domestique. Le point d’accès doit lui aussi prendre en charge IEEE 802.11be. Sinon, les deux équipements utilisent une génération commune plus ancienne. Cette rétrocompatibilité garantit toutefois que le smartphone reste utilisable.
Plusieurs innovations expliquent l’intérêt d’un routeur adapté. Les canaux de 320 MHz offrent davantage d’espace pour transmettre les données. Ils deviennent particulièrement intéressants pour les échanges très rapides. Cependant, leur disponibilité dépend notamment du spectre accessible et de l’environnement radio.
La modulation 4096-QAM, aussi appelée 4K-QAM, augmente également la quantité d’informations transportée par symbole. Elle améliore donc le débit potentiel lorsque le signal reste suffisamment propre. À grande distance, les conditions deviennent moins favorables. Les obstacles réduisent également les performances.
Le Multi-Link Operation constitue une évolution encore plus importante. Le MLO permet d’exploiter plusieurs liaisons plutôt qu’une seule. Selon l’implémentation, cette technologie améliore le débit, la stabilité ou la latence. Elle peut aussi mieux répartir les communications dans un environnement chargé.
Qualcomm illustre ces possibilités avec FastConnect 7800. La plateforme annonce un débit maximal théorique de 5,8 Gbit/s. Elle prend également en charge les canaux de 320 MHz et la modulation 4K-QAM. Dans certaines conditions techniques, Qualcomm évoque une latence pouvant descendre autour de 2 ms.
Ces chiffres ne constituent jamais une promesse de performance domestique. Un mur porteur, une grande distance ou plusieurs réseaux voisins peuvent modifier les résultats. De plus, la position du routeur influence fortement la qualité de la connexion.
Pour optimiser l’installation, quelques principes restent utiles :
- placer le routeur dans une zone relativement centrale et dégagée ;
- éviter les meubles fermés et les obstacles métalliques ;
- maintenir le système du téléphone et le firmware du routeur à jour ;
- utiliser un équipement 802.11be pour profiter des principales nouveautés.
Comprendre les débits réels et identifier les usages pertinents
Les chiffres annoncés autour du Wi-Fi 7 peuvent facilement créer de mauvaises attentes. Un débit théorique de 5,8 Gbit/s ne garantit jamais un téléchargement Internet identique. Plusieurs maillons interviennent entre le smartphone et le contenu demandé.
Prenons une fibre limitée à 1 Gbit/s. Même avec une liaison Wi-Fi locale supérieure, Internet restera limité par cet accès. De plus, le serveur distant peut envoyer les données moins rapidement. À l’inverse, un transfert local entre appareils compatibles peut dépasser le débit Internet disponible.
Cette distinction devient importante avec un NAS domestique. Un utilisateur peut transférer des vidéos lourdes entre son téléphone et son stockage local. Dans cette situation, le réseau interne assure directement l’échange. L’abonnement Internet ne constitue donc pas le principal facteur limitant.
Le cloud gaming représente un autre usage pertinent. Ici, le débit compte, tandis que la stabilité et la latence jouent aussi un rôle majeur. Le MLO peut contribuer à maintenir une connexion efficace dans certaines configurations. Néanmoins, la distance jusqu’au serveur distant influence toujours le temps de réponse global.
Le streaming en très haute définition peut également bénéficier d’une infrastructure moderne. Les vidéos 4K utilisent déjà beaucoup de données, tandis que certains contenus 8K augmentent encore les besoins. Cependant, un excellent Wi-Fi 6E reste suffisant pour de nombreux services actuels.
Les applications de réalité virtuelle ou augmentée peuvent davantage exploiter les faibles latences. Les transferts volumineux profitent aussi d’une bande passante supérieure. De même, les logements très connectés bénéficient d’une meilleure gestion des échanges simultanés.
Pour la messagerie, les réseaux sociaux ou une simple consultation Web, l’écart reste moins perceptible. Acheter un smartphone compatible uniquement pour cette caractéristique n’apporte donc pas systématiquement un changement spectaculaire. En revanche, le Wi-Fi 7 prend davantage de sens avec une fibre multigigabit, un routeur récent et plusieurs équipements performants.
Le Wi-Fi 7 devient un nouveau critère pour choisir son smartphone
Le Wi-Fi 7 s’impose progressivement parmi les caractéristiques importantes des smartphones premium. Les Galaxy, Pixel, Xiaomi, OnePlus, OPPO et plusieurs autres gammes proposent déjà cette compatibilité. Apple participe également à cette évolution avec ses générations récentes d’iPhone. Cependant, tous les appareils n’exploitent pas exactement les mêmes capacités. Certains prennent en charge le 6 GHz, le MIMO 2×2 ou des canaux atteignant 320 MHz. D’autres possibilités dépendent du pays et du matériel utilisé. Avant l’achat, vérifier la norme 802.11be reste donc un excellent réflexe. Il faut également examiner son routeur, son abonnement Internet et la configuration du réseau domestique. Une bonne connexion dépend toujours de l’ensemble de cette chaîne technique. Pour les téléchargements lourds, le cloud gaming ou les transferts locaux, les gains deviennent particulièrement intéressants. Cette technologie prépare surtout les smartphones aux usages numériques toujours plus exigeants.
